Numidia Tin-Ass, un prénom berbère interdit au Maroc

Elle s'appelle Numidia Tin-Ass, son prénom est déjà enregistré à la mairie de Roubaix. En revanche, le consulat du pays d'origine refuse. Le père a décidé de se battre, notamment en ouvrant un blog. Le Maroc interdit les prénoms qui ne sont pas arabes et musulmans, une stratégie renforcée dans les années 1990 pour faire face aux berbérophones qui se réapproprient leur culture.



Lhoussain Azergui a été journaliste au Maroc, puis est venu s'installer en France en 2006. Mais même en Europe, les ressortissants marocains sont victimes d'une politique des prénoms dictée par Rabat.
Dans un premier temps, Lhoussain s'est rendu à la mairie de Roubaix (dans le département du Nord), il y a enregistré le prénom de sa fille Numidia Tin-ass, apparemment sans aucune difficidulté. Puis le 6 mars, le père se rend au consulat du Maroc le plus proche de chez lui, à Lille. Là, le couperet est tombé, c'est le refus. A moins d'accepter les obstacles administratifs : « L'agent du consulat marocain m'avait expliqué que le prénom n'est pas autorisé ce qui le contraint à envoyer un courrier à Rabat pour qu'une commission du Ministère de l'intérieur décide de la suite à donner à ma requête », raconte Lhoussain.Un blog appelé Tin-Ass a également vu le jour pour faire connaître la situation des Berbères qui refusent de tourner le dos à leurs prénoms et à leur culture de manière générale.
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# Posté le samedi 16 février 2008 13:07

KATEB YACINE ET L'IDENTITE BERBERE

 KATEB YACINE ET L'IDENTITE BERBERE
" On croirait aujourd'hui, en Algérie et dans le monde, que les Algériens parlent l'arabe. Moi-même, je le croyais, jusqu'au jour où je me suis perdu en Kabylie . Pour retrouver mon chemin, je me suis adressé à un paysan sur la route. Je lui ai parlé en arabe. Il m'a répondu en Tamazight. Impossible de se comprendre. Ce dialogue de sourds m'a donné à réfléchir. Je me suis demandé si le paysan kabyle aurait dû parler arabe, ou si, au contraire, j'aurais dû parler Tamazight, la première langue du pays depuis les temps pré-historiques ...

Pourquoi cette véhémence ! C'est que tamazight notre langue nationale depuis des millénaires, est à peine tolérée, pour ne pas dire proscrite dans l'Algérie indépendante ! ...

On pourrait citer d'autres exemples comme l'interdiction aux parents de donner des prénoms berbères à leurs enfants. On parle d'une liste de prénoms prohibés, mais cette liste n'a jamais été rendue publique.

Comment se fait -il qu'un membre de notre troupe à Alger n'ait pas pu appeler son fils Amazigh ! l'employé de l'Etat Civil lui a répondu que ce prénom ne pouvait être enregistré. Pourtant, nos manuels scolaires parlent de nos ancêtres Imazighen, le pluriel d'Amazigh.

S'il fallait suivre cette logique, il faudrait aussi exclure Hannibal, Massinissa et Jugurtha ! On voit l'absurdité d'une censure bureaucratique qui opère dans l'ombre et fait d'autant plus mal qu'elle atteint le citoyen au plus profond de lui même, en occultant ses origines...


Avant l'indépendance, quand un enseignant français interdisait l'emploi de Tamazight ou de l'arabe à l'école, il était dans son rôle car il oeuvrait pour l'Algérie française.

Aujourd'hui, quand un enseignant algérien et parfois un coopérant arabe prétend nous interdire la langue de nos ancêtres, est-il encore dans son rôle ! C'est la négation de l'indépendance car l'indépendance signifie liberté d'expression, et l'expression commence par la langue maternelle c'est-à-dire Tamazight pour beaucoup d'Algériens qui ne parlent pas l'arabe ou ne le parlent que par obligation, comme nous étions obligés d'apprendre la langue française.


Les fossoyeurs de l'unité nous parlent d'unité, le voleur crie au voleur.

L'unité de la nation ne peut se faire que sur une base positive, une base historique. On ne peut falsifier impunément l'histoire .

L'unité de la nation doit se faire par l'enseignement de Tamazight, non par son ignorance. Beaucoup d'Algériens sont encore aliénés. Ce n'est pas de leur faute. Mais le pouvoir a les moyens d 'enseigner cette langue et de lui offrir en priorité la télévision, puisqu'on l'ouvre bien plusieurs fois par semaine à la langue anglaise...


Les envahisseurs étrangers n'ont cessé de la refouler .Il y a eu les siècles de domination romaine, arabo-islamique, turque, et enfin française. Tous ces envahisseurs ont voulu imposer leur langue au détriment de Tamazight.


Aujourd'hui, par les armes, nous avons mis fin au mythe ravageur de l'Algérie française, mais pour tomber sous le pouvoir d'un mythe encore plus ravageur : celui de l'Algérie arabo-musulmane, par la grâce de dirigeants incultes.


L'Algérie française a duré cent trente ans. L'arabo-islamisme dure depuis treize siècles ! L'aliénation la plus profonde, ce n'est plus de se croire français, mais de se croire arabe. Or il n'y a pas de race arabe, ni de nation arabe. Il y a une langue sacrée, la langue du Coran dont les dirigeants se servent pour masquer au peuple sa propre identité ! C'est ainsi qu'ils se justifient en disant qu'il est important de s'adresser au " monde arabe " dans une langue protocolaire et archaique même si le peuple n'y comprend rien ; ils avouent ainsi qu'ils préfèrent s'adresser à une élite hypothétique, au Caire ou à Baghdad, plutôt que d'avoir recours aux langues populaires, car il existe aussi brimé comme Tamazight, un arabe algérien que le peuple comprend. Mais ces messieurs n'en veulent pas, pour la bonne raison qu'ils veulent écarter les masses populaires du débat politique.

Voilà pourquoi nos bulletins d'information à la TV et à la radio sont en arabe littéraire, et voilà comment un gouvernement s'isole de lui-même en croyant isoler un peuple qui lui échappe.

Et comme l'ignorance engendre le mépris, beaucoup d'Algériens qui se croient arabes - comme certains s'étaient crus français - renient leurs origines ...

Kateb Yacine (1929/1989)
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# Posté le samedi 16 février 2008 13:17

les kabyles heureux et nombreux au défilé de la fête nationale du québec

 les kabyles heureux et nombreux au défilé de la fête nationale du québec

C'est la première fois dans l'Histoire de la fête nationale du Québec que les Kabyles sont invités officiellement à participer au défilé de la Saint-Jean-Baptiste et ce en arborant librement des banderoles de leur choix. Comme chaque année, le défilé s'est déroulé sur l'une des plus grandes artères de Montréal, la rue Sherbrooke. Au côté du "Mouvement Montréal français" la participation des Kabyles ne pouvait passer inaperçue et de fait on pouvait voir des hommes, des femmes et des jeunes porter fièrement les couleurs de la Kabylie.

Nous avons constaté avec joie que notre invitation fut entendue et le mot d'ordre observé par une autodiscipline spontanée et rigoureuse. Un grand nombre de personnes dont plusieurs venaient de loin ont bravés une chaleur étouffante pour le plaisir de faire autre chose que du folklorique. Des familles entières affichaient leur fierté, portant drapeaux et banderoles aux slogans de : "Amitié Québec-Kabylie" et "De Delorimier à Matoub Lounes même combat", faisant ainsi une percée médiatique puisque comme à l'accoutumée, l'événement fut transmis en directe par une station de télévision et couvert par de nombreux journaux et stations de radio.

Tous ces gens épris de liberté et de démocratie ont marché sur un parcours de trois kilomètres pour la solidarité entre les peuples québécois et kabyle, et pour faire connaître le combat politique et identitaire de la Kabylie aux cent cinquante mille personnes qui prenaient part à ce rendez-vous, ainsi qu'à tout le Québec par le biais des médias. Brandissant les drapeaux Kabyles et Québécois, les Kabyles du Québec étaient ce jour là les portes parole de toute la Kabylie. Quel fut notre plaisir de voir des Québécois de toutes origines venir vers nous pour s'informer davantage sur la Kabylie.

Des Québécois et des Acadiens se sont joint au carré de la Kabylie pour marquer leur soutien au combat pacifique du peuple kabyle et ont portés notre drapeau par solidarité tout au long du parcours, les Kabyles de leur côté étaient fiers d'expliquer aux oreilles attentives les problèmes de notre Kabylie natale et les nombreuses similitudes entre le combat identitaire québécois et Kabyle.

Avec leur ouverture d'esprit et pour leur première participation, des membres de la communauté kabyle du Québec ont fait honneur à leur Kabylie natale et à leur terre d'accueil, le Québec.

Bravo ! Et mille mercis à tous et à toutes !


http://www.amazighworld.org/index.php
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# Posté le lundi 18 février 2008 03:00

COMMUNIQUÉ POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

COMMUNIQUÉ POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
L'Association Amitié Québec-Kabylie tient à remercier chaleureusement tous les sites qui ont eu la gentillesse de diffuser les messages et invitations à participer au défilé de la Fête nationale du Québec. Grâce à vous de nombreux Kabyles ont répondus à notre appel, recevez toute notre gratitude.
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# Posté le lundi 18 février 2008 03:02

Kosovo-Kabylie : le peuple de l'Illyrie retrouve sa souveraineté

Kosovo-Kabylie : le peuple de l’Illyrie retrouve sa souveraineté
L'indépendance est proclamée ce dimanche 17 février 2008 au Kosovo. En ce jour historique pour la Méditerranée, on s'attend d'ores et déjà à ce que la Kabylie par la voix de ces représentations politiques en exil adresse son message de félicitation au premier ministre Hashim Thaçi.

Cette indépendance scelle la victoire d'une longue lutte contre la politique de discrimination mise en place par le régime yougoslave dupliquée à l'identique par l'actuel régime algérien. Cette liberté arrachée par les citoyens kosovars, est un exemple qui servira à l'édification de la future autonomie de la Kabylie. Qu'ils s'accomplissent en dix ans ou dix siècles, les combats pour la liberté sont avant tout des combats d'idées qui s'exercent par le force du droit.

Rien d'étonnant à ce que nouvelle vision du monde puisse inquiéter les pays qui ont soufferts des dictatures des colonels ou de l'idéologie franciste.

Chypre (en raison de la sécession de la "République turque de Chypre du Nord"), la Grèce, l'Espagne (confrontée aux séparatistes basque et catalan), la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie ont en effet manifesté leur crainte que l'indépendance du Kosovo n'encourage les séparatismes.

Aujourd'hui, le peuple illyrien du Kosovo accède à la liberté sous "surveillance internationale" après avoir enduré la misère, l'humilation, l'épuration ethnique, l'exil forcé.

Tourné sur l'avenir, ancré sur les racines millénaires, le Kosovo en deviendra-t'il pour autant un allié de la Kabylie? A bien y regarder, si le Kosovo n'a pas de débouché sur la mer, de nombreux facteurs d'union et de coopération sont déjà visibles. Ce pays d'une superficie de dix mille km2 est essentiellement montagneux. La distance qui sépare de Bgayet de Pristina est à peu près équivalente à celle qui relie le port kabyle à Barcelone ou Marseille. Davantage encore, les kosovars comme les kabyles ont connu en partie la "déterritorialisation de leur l'identité". Ils entretiennent la persistance et durabilité forte du sentiment d'appartenance à une identité culturelle qui leur est spécifique.

On retrouve dans les valeurs propres aux kosovars, des notions chères aux kabyles : celles de l'attachement aux racines, au village, basées sur une solidarité communautaire. Sur le modèle de la tiwizi, un village martyr comme Raçak au Kosovo a pu renaître de ses cendres grâce au travail des nombreux émigrés de toute l'Europe.


Stéphane MERABET ARRAMI

# Posté le lundi 18 février 2008 08:04