Vidéos des manifestations amazighes au Maroc à Tazarin Nqub

La Coordination Ayt Ghighuc Section Tazarin Nqub vous communique les videos des manifestations organisées entre le 19 et 24 decembre 2007 à Tazarin,Nqub.

# Posté le vendredi 08 février 2008 04:43

Modifié le vendredi 08 février 2008 05:00

Bumal n Dades : des observateurs internationaux attendus, un sit-in prévu le 21 février

Bumal n Dades : des observateurs internationaux attendus, un sit-in prévu le 21 février
Lettre information du Comité du soutien des détenus politiques du soulévement noir Bumal n Dades le 06/02/2008

Comme prévu, un sit-in se tiendra devant le Tribunal du Warzazat le 21 février 2008.

Le barreau vient de reporter le jugement pour permettre notamment aux avocats étrangers et observateurs de l'Union Européenne de venir en aide et soutenir les détenus politiques du soulévement "Tagrest n Imazighen".

Une centaine de personnes ont répondu à l'appel du Comité de soutien des détenus politiques imazighen et celui des Familles des détenus.

Le comité tient à remercier les élèves MCA Warzazat, les membres de l'association Azemz Bumal n Dades, la coordination Ayt Ghighuc, les associations Tamlalte Ayt Sedart, Tudert Amsemrir... pour leur engagement sur terrain.

Comme d'habitude quand il s'agit de la cause amazigh,le Tribunal est barricadé de tous les forces de "l'ordre", auxilaires et policiers...

Venez nombreux vous investir avec nous sur le terrain. Iwda n tnaka"

Avis aux militants

Azul ce comité est constitué de militants imazighen (issus pour la plupart d'entre nous des associations Azemz, Tudert Msemrir, Tankra Tinghir, Coordination Ayt Ghighuc, Coordination MCA, Tilelli Guelmima, EMCAB Bumal n Dades, Khemis n Dades, Klaa n Imgun warzazatet) et par les familles des détenus.

Un appel est lancé aux Imazighen de quitter l'Espace PAD Presse et de rejoindre l'Espace Tamazgha mis en place.

Mhamed Khouya est exclu du Mouvement en raison de ses comportements douteux et du caractère panarabiste de ses agissements.

Nous vous informons qu'un nouvel espace et une nouvelle source d'information sur internet verra le jour.

Bon courage les panarabistes, pour les Imazighen le combat continue sans vous, on a en déjà fait d'autres sans vous, vous n'êtes que militants de la Palestine et de l'Irak, le Maroc n'est pas encore sur vos plans.

# Posté le vendredi 08 février 2008 05:01

Chaîne amazighe (Maroc) : Fini la comédie !

Chaîne amazighe (Maroc) : Fini la comédie !
L'accès à l'information, dans sa langue, est un droit pour toute personne. Au Maroc, il n'en est rien. Cela fait plusieurs années, en effet, que les Imazighen du Maroc revendiquent la création d'une chaîne tamazight. Les caisses de l'état sont vides, nous rabâche-t-on depuis des années. Mais parallèlement, plusieurs chaînes arabophones ont été créées dont une en cours (la chaîne parlementaire). Promesses non tenues et engagements non respectés sont les seules choses concrètes qu'ont vus les Amazighs. Le ministre marocain de la Communication, M. Naciri, est celui qui pilote le projet de création de la chaîne amazighe. Mais c'est aussi celui qui, actuellement, excelle dans l'art de se moquer des Amazighs.

« Le gouvernement ne se dérobe nullement à cet engagement », « Il faut mettre l'accent sur la nécessité de mettre en place des chaînes de haut niveau », « le projet de la chaîne de télévision amazighe constitue une source de fierté pour l'ensemble des Marocains », « Il s'agit d'une question importante qui ne souffre aucune précipitation ou improvisation », « Nous nous emploierons, sous la supervision du Premier ministre, à réunir les fonds nécessaires à la concrétisation de ce projet dans les meilleurs délais », « Le processus de préparation du lancement de la chaîne de télévision amazighe suit son cours normal conformément aux normes juridiques en vigueur ». Ce sont les réponses du ministre marocain de la Communication, M. Khalid Naciri, à chaque fois qu'on l'interroge sur la progression du projet lié à la création de la chaîne amazighe. Ce sont surtout les balivernes que les Amazighs ont l'habitude d'entendre. Cela fait un moment qu'ils revendiquent la création d'une chaîne amazighe, si ce n'est plusieurs. Mais l'état marocain persiste dans sa politique d'arabisation.A part cette jolie mascarade politico médiatique et du mépris au quotidien, les Amazighs n'ont toujours rien vu.

Au Maroc, demander la création d'une chaîne amazighe s'apparente à demander la lune. Qu'en sera-t-il de la constitutionnalisation de la langue amazighe ? L'avenir nous le dira. Toujours est-il que des millions de dirhams sont prêts à être débloqués quand il s'agit de créer des chaînes arabophones. Le temps, l'argent et les moyens humains sont disponibles. Par contre, quand il s'agit de répondre aux revendications des Amazighs concernant la médiatisation de leur culture, le makhzen se parque immédiatement, prétextant des problèmes d'organisation ou de financement. Il n' y a jamais d'argent, pas de personnel compétent mais par contre, la volonté est au rendez-vous, nous rassure-t-on ! Indépendamment du caractère mensonger et escroc de cette « politique », il s'agit d'une énième insulte à la dignité des Amazighs. Car ces derniers ne demandent pas autre chose que le droit le plus légitime qu'est celui d'être informé. Dans sa langue et chez soi.

Quelles sont les raisons qui expliquent ce retard ? L'absence de volonté politique est la plus évidente. Mais c'est bien le racisme indubitable qui nourrit ce manque de volonté politique. A propos de la place de l' amazighité dans l'audiovisuel marocain, des « efforts » sont à noter. Soit. Mais ces progrès s'avèrent on ne peut plus minimes par rapport aux exigences des Amazighs. Les « efforts » dont parle incessamment le ministre marocain de la communication ne méritent aucun applaudissement quand on constate l'extrême lenteur de leur réalisation.

Dans le même temps, bizarrement, le régime marocain met les bouchées doubles quand il s'agit de promouvoir l'arabité dans les médias « marocains » et étrangers. A titre d'exemple, le Maroc était l'invité d'honneur du Festival des Médias arabes, qui a eu lieu en décembre 2007, au Caire. Le ministre marocain de la communication, toujours au rendez-vous, ne rate jamais une occasion de défendre ses programmes arabes. Ainsi, la SRNT et 2M se sont empressés de présenter plus de 40 programmes, lors de cet évènement médiatique arabe.

Etrangement, il y a de l'argent pour produire feuilletons, courts-métrages, documentaires et émissions-débats arabes. En plus de faire leur promotion à l'étranger avec tous les frais qui vont avec. M. Naciri s'est d' ailleurs réjoui de visiter ce si beau pays qu'est l'Egypte, « lié au Maroc par des relations très solides dans les différents domaines, y compris les médias, la culture et l'art ». Mais il ne reste plus de chèques dans le carnet quand il s'agit de mettre en avant la culture amazighe dans les médias. Deux poids deux mesures, traitement différentiel, injustice : appelez cela comme vous voulez. Il s'agit d'une discrimination tellement évidente qu'il n'est nul besoin d'employer d'autres termes. Les discours importuns ne font que la masquer discrètement.

M. Naciri, dans chacune de ses déclarations, tient toujours à préciser que « le gouvernement est décidé à poursuivre la réalisation des chantiers de réformes dans le secteur de la communication, dont l'intégration de la langue et de la culture amazighes dans le système médiatique national, conformément aux Hautes orientations Royales contenues dans le discours Royal du 17 octobre 2001 à Ajdir ». Au lieu de présenter l'historique des discours royaux, M. Naciri ferait bien de dresser le bilan de toutes ces années où le Ministère de la Communication a ignoré le message (très clair) d' Ajdir.

Il a aussi pour habitude de rappeler « la création en 2006 d'une commission bipartite entre le ministère de la communication et l'institut royal de la culture amazighe (IRCAM) qui s'est attelée à l'élaboration d'une approche globale visant le renforcement de la position de la langue et de la culture amazighe dans l'audiovisuel public ». Sauf que M. Naciri ne se rend pas compte qu'il ne sert strictement à rien de le rappeler, étant donné qu'il s'agit d'une information connue de tout le monde ! Quand une personne est interrogée et qu'elle n'a rien à dire, un « Pas de commentaires » suffit. Inutile de parler pour rien dire.

A ce propos, le « pro de la com' » ferait bien effectivement de tourner sept fois sa bouche avant de parler, comme on dit. Il a récemment fait une « gourde », et ce n'est certainement pas la dernière, en faisant part à une télévision arabe « la disposition du Maroc pour le référendum » concernant la question du Sahara. Propos qu'il a immédiatement infirmé en disant qu'il avait affirmé, selon lui, que « le Maroc a une position saine sur le référendum » en accusant les médias algériens de désinformation. Les médias algériens ne sont pas parfaits. Certes. Ceci dit, il vaudrait mieux balayer devant sa porte avant de balayer devant celle des autres. Khalid Naciri, qui a été un temps journaliste, en sait quelque chose...En tout cas, des cours de communication s'imposent !

Loin d'être dupes, les Amazighs sont pleinement conscients que le projet de création d'une chaîne de TV ne se réalise pas à la hâte. Mais leur patience a des limites. Les Amazighs ne sont plus des chiens que le makhzen peut tenir en laisse. D' ailleurs, ils ne se contentent pas de demander la création d'une chaîne amazighe tout court mais la création d' un média amazigh libre, pour lequel travailleront des Amazighs et qui aura pour objectif de les informer et non de les mépriser. Les Amazighs ne paient pas cette fameuse taxe audiovisuelle pour regarder danser Tachinouite pendant que les gens dorment ou pour qu'on leur diffuse du Ahwach chaque dimanche. Ils ne paient pas pour subir du mépris et des insultes au quotidien. Et que M. Naciri le sache, les Amazighs ne supporteront plus ces atteintes à leur dignité. Ce ne sont pas quelques leçons de Tifinagh et quelques émissions sur Ahidus qui vont redonner à la culture amazighe la place qu'elle mérite. Cette culture immémoriale ne saurait être réduite au folklore et aux motifs esthétiques de l'alphabet Tifinagh. Quand le Maroc sera démocratique, le journalisme existera et les Amazighs existeront également...A défaut, chaîne amazighe ou pas, répétons-le, Internet sera le véritable média des Amazighs.

Le makhzen est contraint, malgré lui, à favoriser la création et le développement d'une chaîne amazighe. Car s'il ne soutient pas ce projet, un jour, des investisseurs amazighs, depuis l'étranger, le feront à sa place et le régime sera incapable d'imposer sa censure. De plus, il en dépend aussi de l'image -tellement positive- du Maroc, pays officiellement démocratique. Peut-être que le makhzen craint de voir le taux d' audience de la future chaîne amazighe grimpé, se positionnant en véritable concurrent médiatique...Car les Marocains, nous l' avons dit, ont soif d' authenticité. Téléfilms égyptiens, feuilletons sud-américains, films américains et européens ne figurent pas parmi leurs goûts principaux. En atteste un sondage réalisé par la SRNT même, sur son site web.

Tous les textes internationaux inscrivent la liberté d'accès à l'information. Même si elle n'a pas de caractère contraignant, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, votée en septembre 2007, se range du côté des Amazighs. L'article 16 stipule, en effet, que « les peuples autochtones ont le droit d'établir leurs propres médias dans leur propre langue ». Les Amazighs ont le droit de disposer de journaux, radios et TV amazighes. Mais ils ont en plus le droit « d'accéder à toutes les formes de médias non autochtones sans discrimination aucune ».

Il faut préciser que les médias, tous supports confondus, qu'ils soient locaux, nationaux, ou régionaux, sont financés par les Amazighs et que rares sont ceux qui cherchent à valoriser la culture marocaine, dans toute sa diversité. En parlant de diversité culturelle, le texte de l'ONU affirme que « les États prennent des mesures efficaces pour faire en sorte que les médias publics reflètent dûment la diversité culturelle autochtone ». Et, au Maroc, c'est loin d'être le cas. L'état marocain prend surtout des mesures efficaces pour détruire la culture amazighe. Ou en tout cas, la mettre à l'écart. Sauf pendant les festivités, évidemment.

Toujours est-il que les Amazighs attendent leur chaîne et ne supporteront plus ce mépris qu'alimentent des hommes comme M. Naciri, ami très proche de son prédécesseur, M. BenAbdallah. « Créations de commissions », « réunions », séances photos et déclarations à la presse ne sont que des détails. Car ce sont des moments où les intervenants –nous le savons- sont plus invités à boire le thé plutôt que parler amazighité. Les Amazighs se moquent totalement de toutes ces harangues insignifiantes. Cette mascarade doit prendre fin immédiatement. Les Amazighs du Maroc exigent le lancement de leur chaîne amazighe sur-le-champ. Car toutes les conditions pour la réalisation de ce projet existent. Seulement, la volonté politique, elle, se rechigne à être au rendez-vous. Et les Amazighs le savent.
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# Posté le vendredi 08 février 2008 05:04

Manifestations Kabyles - Printemps noir

Le Printemps noir est le nom donné à la révolte de la Kabylie, aux violentes émeutes qui y ont éclaté et leurs répressions par l'armée algérienne entre avril 2001 et avril 2002.

Le 18 avril 2001, un jeune lycéen berbère (Massinissa Guermah) est exécuté d'une rafale d'arme automatique par les gendarmes dans les locaux de la gendarmerie de Beni Douala (Grande Kabylie). Cet événement — qui s'inscrit dans une série de manifestations hostiles à la jeunesse de la part des forces de l'ordre — sera, de par son extrême gravité, l'élément déclencheur de l'insurrection kabyle.

Durant le mois de mai, la répression est de plus en plus violente : tortures, pillages de domicile et de magasins, représailles. Les gendarmes font 15 nouvelles victimes et des dizaines de blessés. Le mouvement s'organise et crée la « Coordination des âarchs, daïras et communes » (CADC).

Le 14 juin, une imposante marche pacifique converge vers Alger pour remettre au président Abdelaziz Bouteflika un texte de revendication : la « Plate-forme d'El Kseur ». Les manifestants ne sont pas reçus et sont stoppés par les forces de l'ordre. La répression fait 8 victimes, et 130 personnes sont portées disparues — elles seront soit retrouvées mortes, soit hospitalisées dans les alentours, soit mises en garde-à-vue. De nombreux affrontements vont succéder à cette manifestation, entraînant des dizaines de morts, des centaines de blessés et de multiples arrestations. Le premier ministre Ali Benflis tente d'ouvrir le dialogue avec les âarchs, mais sans succès.

# Posté le vendredi 08 février 2008 05:17

Maroc: protestation contre le refus d'un juge de donner un prénom berbère

Maroc: protestation contre le refus d'un juge de donner un prénom berbère
Le refus d'un juge marocain d'accepter le prénom berbère que les parents voulaient donner à leur fille adoptive a suscité lundi le mécontentement d'organisations des droits de l'homme.

"Le tribunal de première instance de Larache (200 km au nord de Rabat) a privé (le 28 janvier) une petite fille marocaine de porter le prénom +Illy+, un prénom berbère choisi par ses parents adoptifs", a déclaré à l'AFP Me Abderrahim Jamaï, un des plus célèbres avocats du Maroc.

"La décision du juge de Larache rappelle les temps que l'on croyait révolus où l'ancien ministre de l'Intérieur Driss Basri avait par une circulaire décidé des prénoms que les citoyens de ce pays pouvaient donner à leurs enfants", a-t-il souligné.

Dans les années 90, le "vizir" du roi Hassan II avait dressé une liste des prénoms autorisés et ceux qui ne l'étaient pas. Ainsi, les titres de Moulay ou Lalla, donnés aux descendants de la lignée du prophète Mahomet sont désormais réservés à la famille royale. Il avait limité certains noms berbères.

Pour l'avocat, le magistrat "convoque les vieux démons et commet un déni de justice en violant le droit fondamental des parents -le fussent-ils dans le cadre de l'adoption- de choisir librement le prénom de leur enfant".

"Ce jugement inique rendu par ce tribunal porte atteinte au respect des droits humains et à celui de l'identité plurielle du Maroc qui a des racines amazigh" (berbère), a-t-il souligné.

Les parents adoptifs ont fait appel à cette décision qu'ils jugent "discriminatoire". Selon eux, le magistrat a motivé sa décision sur le fait qu'"Illy" veut dire en berbère "ma fille bien aimée" alors qu'il s'agit d'un enfant adopté.

Plusieurs organisations des droits de l'homme et de l'enfant ainsi que le réseau de promotion de l'Amazigh (berbère) au Maroc ont exprimé leur soutien à la famille.

# Posté le vendredi 08 février 2008 14:28