PREFACE DE MON DICTIONNAIRE FRANCAIS/AMAZIGH

PREFACE DE MON DICTIONNAIRE FRANCAIS/AMAZIGH
QUAND JE PENSE A L'EPOQUE, AVOIR L'ALPHABET TIFINAGH DANS LA POCHE IL YA RISQUE DE PRISON, APRES TANT DE SACRIFICES, LA REVENDICATION CULTURELLE ET LINGUISTIQUE AMAZIGH A APPORTE SES FRUITS, MEME SI BEAUCOUP RESTE ENCORE A FAIRE, JE CROIS QUE LES EXPERIENCES ET LES SACRIFICES QUI ONT ETE FAITS JUSQU'A PRESENT NE SONT PAS VAINS. ET JE CROIS QUE C'EST DANS L'INTERET DE TAMAZGHA EN GENERAL QU'IL FAUT CONTINUER A PRODUIRE ET BRAVER LES OBSTACLES ; PARCEQUE LA SAUVEGARDE D'UNE LANGUE QUELLE QU'ELLE SOIT,EST L'AFFAIRE DES LOCUTEURS PAR SON ENRICHISSEMENT PAR LA PRODUCTION CONJUGUEE A LA BONNE VOLONTE DES POLITIQUES.

# Enviado el miércoles 06 de febrero de 2008 08:31

LES AMAZIGHS EN AFRIQUE DU NORD

LES AMAZIGHS EN AFRIQUE DU NORD
Les Berbères revendiquent une présence au Maghreb vieille de plus de cinq mille ans. Leur communauté s'étend sur près de cinq millions de kilomètres carrés, de la frontière égypto-libyenne à l'Atlantique et des côtes méditerranéennes au Niger, au Mali et au Burkina. Leur culture, leur identité et leurs droits ont longtemps été méprisés, leurs revendications étant assimilées d'abord au « parti colonial », puis plus tard interprétées comme sécessionnistes. Mais l'on assiste à une renaissance du mouvement berbère, notamment au Maroc, où un tiers de la population parle le Tamazight, langue berbère.

# Enviado el miércoles 06 de febrero de 2008 08:40

Langues berbères

Langues berbères
Les langues berbères (tamazight) forment un groupe de langues afro-asiatiques dérivées du berbère ancien, séparé en deux branches : langues berbères du Nord et du Sud. Ces langues sont présentes depuis le Maroc jusqu'à l'Égypte, en passant par l'Algérie, la Tunisie, le Niger et le Mali. On dénombre une trentaine de variétés. Le berbère possède son propre système d'écriture, celui que les Touaregs ont conservé : le tifinagh ,Les langues berbères ont assimilé plusieurs emprunts : à l'hébreu, au phénicien, au latin, au turc, à l'arabe, au français, ou encore à l'espagnol.
Il n'existe pas de chiffres officiels concernant le nombre de berbérophones, mais on estime le nombre de locuteurs à 20 millions

# Enviado el miércoles 06 de febrero de 2008 08:48

L'ORIGINE DU PEUPLE BERBERE ET DE SA LANGUE

L'ORIGINE DU PEUPLE BERBERE ET DE SA LANGUE
La langue berbère est l'une des plus anciennes langues de l'humanité. Elle est, actuellement, parlée par les autochtones de 'Afrique du Nord. M. Henn thole, diplômé de l'institut d'Ethnologie et de l'Ecole d'Anthropologie de l'université de Paris, écrit dans Son livre Les Touaregs du Hoqgar:

Malgré les invasions puniques, romaines, vandales, byzantines (ajoutons arabes), la langue libyenne ne semble pas avoir été altérée par las influences étrangères et n'a fait que retenir de chacune quelques termes qu'elle a adoptés. Dans Sa forme moderne. c'est-à-dire berbère. elle est encore parlée dans les oasis égyptiennes de Siouah et d'Augilia. à Sokna dans le Djebel Nefouza, à Djerba, dans l'Aurès, en Petite Kabylie, aux environs de Lalla Marnia. dans de nombreuses tribus au Maroc, en particulier chez les Chleuhs, dans certaines villes sahariennes comme Ghadamès. Glot, Ouargla, au MZab, dans quelques oasis de la Saoura et, enfin, chez les Touaregs.

Les habitants de toutes ces contrées citées par M Henri Lhote, sont les descendants de ce peuple berbère qui, dès l'époque de la formation des premières sociétés humaines, occupa la partie du Nord de l'Afrique qui s'étend de la Mer Rouge aux îles Atlantiques et du Niger à la Méditerranée.

De récentes découvertes anthropologiques nous permettent maintenant de mieux expliquer l'origine et la provenance du peuple berbère. A la lumière de ces découvertes, il semble que ce peuple pourrait être considéré comme la souche d'où se seraient détachés les rameaux humains qui forment, actuellement, les diverses races blanches du Globe. Des anthropologistes éminents s'accordent, en effet, pour placer le berceau de humanité an Afrique. C'est ce qui ressort des travaux, notamment du Professeur Leakey au Kenya et au Tanganyika

M. Eugène Guernier, Professeur à l'institut d'Etude Politiques de l'université de Paris rapporte dans son livre L'apport de l'Afrique à la pensée humaine les renseignements, qu'il a recueillis du Professeur Leakey lui-même, sur les conditions dans lesquelles il fit la découverte qui l'amena à considérer que l'Afrique a été le continent de l'apparition des pre­miers hommes. C'est, écrit-il, dans l'île Kusimu, prés de la rive orientale du lac Victoria, non loin de la ville de Kisamu, au bord d'une fracture de mille mètres de hauteur, que le Professeur Leakey a découvert la mâchoire inférieure d'un hominien, remontant à vingt millions d'années. L 'être reconstitué, en fonction de cette mâchoire, a reçu le nom de Proconsul Africanus. Ce fossile représenterait le passage le plus typique d'un être non hominien à l'homme.

Par ailleurs, Rober et Marianne Cornevin écrivent dans leur Histoire de l'Afrique: ....que les plus récentes et spectaculaires découvertes de fossiles humains aient eu lieu en Afrique, n'a donc rien d'étonnant. L'Afrique représente vraiment, dans l'histoire de l'humanité, l'ancien continent par excellence, celui où ont vécu et lentement évolué les plus lointains ancêtres de l'homme. Toujours dans le même livre ils déclarent : Si l'intérêt de l'étude du Pleistocéne afri­cain dépasse de beaucoup le cadre du continent lui-même, la période appelée Holocêne, qui débute autour de dix mille ans avant Jésus-Christ, présente également une valeur universelle du fait qu'elle aboutit au développement d'une civilisation raffinée dans la région géographi­quement privilégiée de la vallée du NiL.

L'Histoire Egyptienne, en continuité directe avec la préhistoire, débute aux environs de 3200. Cette date marque aussi le commencement de l'histoire du monde. Poursuivant leur étude de l'évolution humaine, Robert et Marianne Cornevin ajoutent: C'est seulement à la fin du troisième Plu­vial Gamblien qu'apparaît de façon cer­taine l'homo sapiens ou néanthropien, dernier maillon de la longue chaîne qui a conduit des australopithécidès aux néan­derthaliens, en passant par les pithécan-thropidés.

# Enviado el miércoles 06 de febrero de 2008 09:01

LES BERBERES A LA CONQUETE DE LEUR HISTOIRE

LES BERBERES A LA CONQUETE DE LEUR HISTOIRE
Savamment brandi par les autorités maghrébines, le « péril islamiste » a éclipsé toutes les autres dynamiques de recomposition sociologique et politique, pourtant réelles, qui travaillent en profondeur l'Afrique du Nord. L'Algérie et le Maroc sont ainsi en butte à une puissante contestation des populations berbères, qui demandent la reconnaissance officielle de leur langue : le tamazight. Le soulèvement d'avril-mai 2001 en Kabylie, une région à la pointe de ce combat, n'est qu'un des multiples aspects d'un phénomène souvent minimisé à tort par les analystes, sous prétexte qu'il plongerait ses racines dans une crise sociale. Or, si le terreau du nationalisme a toujours été le marasme économique, le refus des revendications berbéristes favorise la mutation de l'ethno-linguisme berbère en un nationalisme qui « inclut la possibilité d'une rupture de l'idée nationale »

Depuis le « printemps berbère » d'avril 1980, qui a vu les Kabyles se mobiliser autour des mots d'ordre : « Nous sommes des Berbères, pas des Arabes », « le tamazight à l'école », la fièvre s'est étendue du Maroc jusqu'aux îles Canaries. En 1995, un Congrès mondial amazigh (CMA) est fondé à Saint-Rome de Dolan (France). Cette ONG berbère, première du genre, se donne pour but « la défense et la promotion de l'identité culturelle de la nation amazigh », une notion qui déborde désormais le cadre national pour revêtir un caractère de plus en plus transnational, voire international. Elle est porteuse d'un risque de déflagration généralisée à plus ou moins long terme.

Si les États maghrébins ont pris la mesure de la menace en reconnaissant, à partir de 1994, « le caractère berbère de la société » et en préconisant l'enseignement du tamazight « au moins au niveau du primaire », ces concessions n'ont toujours pas trouvé de traduction constitutionnelle. Pour les autorités, la «carte berbériste» est souvent utilisée comme un moyen tactique, en contre-poids à l'islamisme. À l'intérieur, le laïcisme du discours berbériste permet d'attirer les sympathies des courants « éradicateurs » de tous bords ; à l'extérieur, il lui confère un visage démocratique auprès de l'opinion internationale. Si le nationalisme d'État maghrébin a su, hier, faire siens le socialisme, l'arabisme et l'islamisme, pourquoi n'en ferait-il pas autant aujourd'hui avec le berbérisme ? Nul doute qu'une accentuation de la pression berbériste sur les fronts trans- et internationaux ne fera que renforcer la logique contraire de « nationalisation » du berbérisme.

La notion de «Berbères» est polysémique. S'agit-il d'un groupe ethnique uni par une histoire et des ancêtres communs ? D'un espace culturel transnational aux traits identitaires similaires : langue, coutumes, religion...? D'un ensemble de « minorités » dissociées au sein d'un même groupe ethno-culturel, aptes à prétendre à une vie commune nationale ?

Les historiens, de Salluste à Charles-Robert Ageron en passant par Ibn Khaldoun, s'accordent à définir les Berbères comme les populations originelles d'Afrique du Nord. S'ils ont pu s'insérer un temps dans le « concert des nations », s'ils ont fourni des légions de vaillants soldats, produire des penseurs de renom tels que Saint-Augustin, Appulé, etc., ils ne l'ont fait qu'en tant qu'éléments romains ou romanisés, byzantins, andalous, arabo-musulmans, et enfin maghrébins. En dehors de ces diverses allégeances, toutes aussi « extérieures » les unes que les autres, ils n'ont jamais eu véritablement d'existence propre, ni revendiqué de souveraineté ; ou alors ce fut au nom d'autres nations ou civilisations. Il en va ainsi des royaumes numides, almoravides et almohades, ou de l'éphémère « république du Rif » d'Abdelkrim, en 1926 au Maroc. Cette absence de structuration politique authentiquement berbère a facilité la succession des plus grands empires : phénicien, romain, byzantin, arabe, espagnol, ce qui a fait de la matrice identitaire berbère une peau de chagrin. Didier Nébot déplore la disparition du « judaïsme berbère, [culte qui] a commencé son existence avec les Phéniciens » pour atteindre son apogée au VIIe siècle avec la Kahéna, reine juive-berbère des Aurès. Le seul vestige de cette longue histoire est la langue, qui reste a priori le fondement même de la berbérité. Mais celle-ci, du fait du morcellement géographique, est fragmentée en une kyrielle de nationalités.
Maxime Ait Kaki

# Enviado el miércoles 06 de febrero de 2008 09:39